Le projet DevReporter a trois ans: 1.400 journalistes et 1.100 acteurs de la solidarité


Il y a trois ans, nous avons lancé le projet européen DevReporter Network dans le but de créer un réseau de journalistes et de professionnels de la communication visant à améliorer l’information internationale liée à la coopération et au développement. Durant cette période, nous avons également compté sur notre partenariat avec des universités et des administrations. En Catalogne, en Rhône-Alpes et au Piémont, nous avons travaillé conjointement et avons organisé des formations et séminaires régionaux ainsi que des rencontres internationales. En outre, nous avons partagé, sur des espaces virtuels, des initiatives intéressantes et des articles de réflexion autour de couvertures journalistiques ou de campagnes de communication. Plus de 1 400 journalistes, 1 100 acteurs de la solidarité et 763 étudiants ont participé aux multiples activités du projet DevReporter Network.

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Pour commencer à créer le réseau, il nous a d’abord fallu connaître la situation dans laquelle nous nous trouvions, c’est pourquoi nous avons réalisé un diagnostic de la réalité concrète de chaque territoire et les avons ensuite mis en commun. Les études menées autour des médias et de la communication des organisations ont ainsi été réalisées ; ces dernières présentent des éléments différents mais aussi quelques similitudes. Au cours de ces trois années, nous avons fait une observation de la presse afin de réunir des informations sur les éventuels changements dans le traitement de l’information. Globalement, nous pouvons affirmer que l’information sur le développement et la coopération s’est améliorée dans les médias avec des journalistes qui se sont familiarisés avec le projet ou y ont participé.

Au cours de cette période, les discussions et dialogues autour du vade-mecum, générés et organisés pendant les séminaires, ont permis de mettre des mots sur certains débats majeurs, tels que le danger de l’homogénéisation de l’information internationale, les différences entre la communication institutionnelle et l’information journalistique, ou la difficulté des petites ONG d’accéder aux grands médias.

Le Forum International qui s’est tenu à Barcelone les 4 et 5 février derniers, a consacré un espace destiné à l’évaluation du projet en groupes. Cet espace avait non seulement pour objectif de détecter les forces et les faiblesses du projet DevReporter, mais aussi d’identifier les défis du futur. De nombreux participants ont mis en valeur la création d’un espace d’échange et d’apprentissage entre ONG et journalistes, qui a favorisé la connaissance mutuelle et, par conséquent, a contribué à renforcer une relation de confiance. Toutefois, il a été souligné à plusieurs reprises des difficultés de communication entre les trois régions, surtout en raison de la diversité linguistique, mais aussi des différents contextes. La relation avec les journalistes du Sud a également été difficile. Pour cette raison, certains participants ont souligné le besoin de renforcer les relations internationales et d’inclure les journalistes du Sud dans le développement des bourses DevReporter. C’est une des activités plutôt valorisée par les membres du réseau qui s’accordent tous à dire qu’elle doit perdurer, si possible avec davantage de fonds. En outre, le vade-mecum fait également partie des activités valorisées, même si des doutes surviennent quant à la façon de lui donner vie et de réussir à le mettre en place.

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Vous trouverez ci-dessous davantage d’informations sur certains des principaux résultats obtenus après ces trois années :

Formations :
Les stratégies de communication, les réseaux sociaux et les nouveaux formats ont fait partie des thèmes majeurs abordés lors des nombreuses sessions de formation menées en Catalogne, en Rhône-Alpes et au Piémont. Pendant trois ans, ce sont 661 journalistes et 1 044 membres d’ONG et acteurs de la solidarité qui ont participé aux sessions.

Universités :
Les universités ont joué un rôle majeur dans le projet, en tant que partenaires stratégiques du réseau. Au début du projet, des chercheurs ont mené des études sur le panorama médiatique de chaque région et la situation en matière de communication au sein des organisations. Des formations spécifiques ont également été organisées dans les facultés de communication, auxquelles ont participé au total 763 étudiants en journalisme. Par conséquent, le projet a permis de créer des partenariats solides avec les facultés de communication de l’Université Autonome de Barcelone, l’Université de Turin et l’Université de Lyon 2, ainsi qu’avec l’Institut Universitaire de Développement Social et de la Paix (Université Jaume I).

Échanges:
Des séminaires, des forums et un atelier ont représenté des espaces de rencontre entre journalistes et professionnels de la communication au niveau régional et interrégional. Ces espaces ont permis d’approfondir les diagnostics de chaque territoire et ainsi identifier les démarches à suivre pour améliorer l’information dans les médias et la communication des ONG. 520 personnes ont participé aux forums internationaux et 70 à un atelier international en présence de journalistes du Sud. Au niveau régional, les Groupes de Travail Régional permettant de débattre sur les thématiques cléss du projet ont été actifs.

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Vade-mecum:
Dans le cadre du projet, nous avons réussi à nous mettre d’accord sur 10 principes permettant d’obtenir une information internationale responsable, qui impliquent tant les journalistes que les organisations. 216 journalistes et 81 membres d’ONG ont contribué à l’élaboration du document qui a été diffusé au sein de nombreuses entités, collèges de journalistes et collectifs.

Bourses:
Cette activité a donné une grande visibilité au projet et a mis en relation journalistes et ONG pour mettre en pratique certains critères journalistiques et de communication propres au projet et inscrits au vade-mecum. Au total, 18 reportages (6 par région) ont été financés, dans un total de 86 projets présentés. Dans le cadre du Forum International, les prix ont été remis aux trois meilleurs reportages choisis par le jury international et à celui ayant reçu la meilleure note du public, par le biais du vote réalisé.

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C’est avec le regard tourné vers l’avenir que les participants du projet DevReporter ont exprimé le besoin d’améliorer l’échange interrégional, en promouvant les rencontres, ainsi que l’implication des journalistes du Sud. Ils ont également mis en avant les formations, le souhait de renforcer les bourses et d’accroître la participation des journalistes tout comme celle des universités et administrations. De plus, il a été soulevé l’importance de continuer à utiliser et maintenir actifs les outils virtuels du projet (et nous le ferons, en diminuant le rythme), avec lesquels nous avons essayé d’animer la réflexion sur la manière de mener à bien un journalisme qui nous aide à comprendre le monde dans sa complexité ainsi que la façon d’améliorer la communication autour de la coopération et du développement. Nous sommes convaincus qu’il y aura une seconde phase au projet pour continuer à travailler avec vous tous.

 

MÉMOIRE DU PROJET 2013-2016

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C’est un défi du futur, nous mettre en réseau
Andrea Micconi.- COP

On a suscité l’intérêt de beaucoup de forces vives, pas seulement les ONG
Rose-Marie di Donato – RESACOOP

Nous voulons mettre l’accent sur la continuité d’une question clé, les bourses, et nous cherchons des complicités
Isabel Martínez – Lafede.cat

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